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Plovdiv : dernière échéance pour l'équipe de France

C'est l'apogée de la saison internationale pour celles et ceux qui portent la combinaison bleu blanc rouge. Dimanche, les hostilités des mondiaux d'aviron vont débuter à Plovdiv.

Après l'Amérique du Nord en 2017, les championnats du monde d'aviron font leur retour en Europe du 9 au 16 septembre sur le bassin de Plovdiv, qui accueille de plus en plus d'événements internationaux depuis ces dernières années. 62 nations vont faire le déplacement, avec un nombre d'athlètes dépassant les 900 engagés.

Quinze équipages vont défendre les couleurs de la France sur cette échéance qui va s'avérer des plus relevées, avec une hiérarchie internationale qui a commencé à se dessiner au fil des différents rendez-vous de la saison, notamment les étapes de coupe du monde et les récents championnats d'Europe de Glasgow. Un rendez-vous à l'issue duquel la France avait décroché le deuxième rang au tableau des médailles avec cinq récompenses, dont deux en or et qui a redonné du baume au coeur des rameuses et rameurs français.

 

Le secteur homme

Côté masculin, ce sont sept bateaux qui vont prendre le départ des courses. Les regards ne manqueront pas de se porter vers Valentin et Théophile Onfroy ; vingt-cinq partants en deux sans barreur, dont les adversaires habituels des frangins verdunois comme les Néo-Zélandais, les Tchèques et les Croates se battront pour l'or. Une compétition qu'ils abordent sereinement, auréolés de l'argent européen début août, et qu'ils ont dans la tête depuis le début de la saison, une saison marquée par la régularité de leur performance sur les différentes échéances.

Vingt-cinq partants également en deux de couple masculin mais comme l'ont confirmé Hugo Boucheron et Matthieu Androdias, les tricolores ont les dents longues et souhaitent continuer à effacer les deux dernières années de frustration, et veulent confirmer leur réalisation des Europe. C'est donc bien le podium mondial qu'ils visent à Plovdiv, voulant ainsi poursuivre sur la lancée enclenchée depuis le début de saison.

Thomas Baroukh et Pierre Houin auront cumulé les mésaventures en stage terminal : une fracture du gros orteil pour le Toulois, des contusions au dos pour le Versaillais suite à une collision avec le deux sans barreur des frères Turlan sur l'eau de Bellecin... Une malédiction que les rameurs qualifieraient plutôt de malchance, ces événements n'ayant pas troublé leur préparation outre mesure. Ils ont pu engranger des kilomètres et continuer à apprendre à se connaître pour franchir un nouveau cran, Plovdiv restant également pour eux le point culminant et ultime de la saison.

Le quatre sans barreur avait entamé un lourd travail depuis le début de la saison, et cela avait fini par payer à Glasgow, avec une belle médaille de bronze inscrite au compteur. Benoît Demey, Édouard Jonville, Sean Vedrinelle et Benoît Brunet comptent sur Plovdiv pour démontrer que leur progression ne se sera pas arrêtée sur le podium en Ecosse, mais que le stage terminal leur aura été profitable.

Plusieurs modifications en couple, avec Romuald Thomas qui courra finalement en skiff, laissant sa place dans le quatre de couple masculin à Thibaut Verhoeven ; un bateau dont Maxime Ducret retrouve la nage, avec à ses côtés Albéric Cormerais et Mickaël Marteau. Hugo Beurey, médaillé d'argent aux mondiaux U23 de Poznan, sera lui aussi du déplacement toujours en skiff poids léger.

 

Le secteur femme

Chez les femmes, les yeux seront braqués sur Hélène Lefebvre et Élodie Ravera-Scaramozzino. Leur titre européen leur a donné des ailes, mais c'est à Plovdiv que va se jouer la véritable bataille où elles retrouveront leurs adversaires de Lucerne. Mais les deux tricolores sont bien décidées à sortir leurs tripes, comme elles ont su le faire à Glasgow, et ont retrouvé, après leur brève séparation du début de saison, leurs automatismes qui leur permettent de se surpasser.

Deux embarcations ont connu quelques changements dans leur composition : en deux sans barreur, c'est désormais Flavie Bahuaud qui assurera la nage devant Marie Le Nepvou. En quatre de couple, Anne-Sophie Marzin donnera le tempo devant Noémie Kober, Camille Juillet et Marie Jacquet. Deux embarcations olympiques sur lesquelles la Fédération compte travailler dans la durée.

Laura Tarantola courra à nouveau en skiff poids léger, après le forfait de Claire Bové. Une embarcation qui lui avait réussi à Glasgow avec une belle médaille d'argent. La Grenobloise a donc poursuivi sa préparation continue sa progression mondiale, sachant pertinemment qu'elle est désormais une concurrente sur laquelle il faut compter en poids léger et compte bien le démontrer sur cette dernière échéance.

 

Le secteur para-aviron

Le responsable du secteur para-aviron Charles Delval a choisi d'envoyer à Plovdiv quatre embarcations. En skiff féminin PR2, Perle Bouge devrait une nouvelle fois briller après sa victoire à la deuxième étape de coupe du monde à Linz. En skiff masculin PR1, c'est Julien Hardi qui officiera dans cette catégorie où la concurrence internationale a tendance à se densifier chaque année. En deux sans barreur masculin PR3, Jérôme Pailler et Laurent Viala seront alignés face à quatre autres bateaux et, en quatre barré mixte PR3, Guylaine Marchand, Élodie Lorandi, Remy Taranto et Antoine Jesel (barreur : Robin Le Barreau) vont devoir tirer leur épingle du jeu dans cette catégorie paralympique qui comptera à Plovdiv un total de treize engagés.

 

Le directeur technique national Patrick Ranvier a annoncé non pas de véritables objectifs de médailles, qu'il réserve pour l'échéance olympique de 2020, mais a rappelé que l'équipe de France compte cette année de forts potentiels. "Les échéances mondiales sont des étapes intermédiaires avant les Jeux, mais j'ai envie d'être optimiste après Glasgow, même si des nations en étaient absentes. Nos bateaux de tête, au vu de la saison internationale, on les connaît : il y a bien sur le deux sans barreur des frères Onfroy, mais aussi les doubles TC féminin et masculin, avec chacun leur histoire, mais qui ont montré leurs capacités de performer. On n'a pas non plus pléthore de capacités à aller chercher des médailles ; la différence avec les saisons précédentes est qu'on ne peut plus se cacher derrière le double poids léger mais nous avons encore trois disciplines olympiques dans lesquelles il y a un fort potentiel de médailles cette année, sans oublier les équipages paralympiques qui peuvent conquérir deux médailles aussi".

Des défis pour les rameuses et rameurs tricolores en Bulgarie mais qu'ils auront à coeur de relever. 

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