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Un titre pour le double masculin, cinq médailles au total à Varèse

Un plaisir qu’on ne va pas bouder. L’équipe de France rentre de ces championnats d’Europe 2021 avec cinq médailles, dont une du plus beau métal : l’or en deux de couple décroché par Hugo Boucheron et Matthieu Androdias.

C’est le jour le plus angoissant d’une compétition. Celui où les compteurs sont remis à zéro. Celui où les courses ne ressemblent plus du tout aux précédentes. Et le décor était planté pour ce jour de finales : un ciel sombre, pluvieux… Rien de bien enthousiasmant, et pourtant, certains équipages tricolores allaient éclairer cette journée en la ponctuant de beaux moments et de médailles. Et pourtant, quasiment à chaque fois, les Bleus ont tenu le public en haleine, préservant un suspense à la limite du tenable, mais le résultat n’en est que plus beau.

 

Deux rameurs, un coach, une victoire

Une course de folie, un finish de folie. Depuis le début de ces championnats, Hugo Boucheron et Matthieu Androdias nous avaient habitués à des courses survolées, menées en tête de bout en bout. Le scénario de cette grande finale du deux de couple fut très différent : un film à suspense dont le dénouement fut néanmoins à la faveur des Bleus. Parti très fort, le duo français fut rapidement attaqué. "Ce n’était pas la course que j’avais imaginée, commente Matthieu Androdias, on a été moins acteurs, moins bien, moins soudés, nos adversaires ont été plus agressifs". Si bien que les Français, sur la berge, retenaient leur souffle voyant les écarts se réduire et devenir un temps défavorable à Hugo Boucheron et à Matthieu Androdias. Troisièmes à l’entrée du dernier 500, ils ont alors montré qu’ils étaient les véritables patrons de la discipline sur cette échéance. Un enlevage parfait pour s’emparer comme ils le voulaient de l’or européen, mettant au passage un écart de deux secondes à leurs poursuivants néerlandais. "On a envoyé, poursuit Matthieu Androdias, sans réfléchir, à l’instinct. Si l’on m’avait dit ça il y a quelque temps, quand on voit la série, la demie et la finale qu’on a faites, j’aurais signé direct". Il ne manquait personne côté concurrence. "Il va falloir travailler au quotidien, s’améliorer… Alexis Besançon nous a plus qu’aidés, c’est là qu’on voit l’importance d’un coach, on le remercie".

 

"Je me suis fait plaisir"

C’est Claire Bové qui avait débloqué le compteur des médailles pour le clan français. La rameuse, engagée en skiff poids léger en raison de la blessure de sa coéquipière Laura Tarantola, avait contre elle la skiffeuse biélorusse qui fut imbattable aujourd’hui. C’est avec la Roumaine qu’elle s’est donc battue, bouclant toutefois ses 2 000 mètres en troisième place, synonyme de médaille de bronze. "Je ne sais pas si c’est la course qu’il fallait faire, lance Claire Bové, mais je me suis fait plaisir. Je glissais, j’arrivais à relancer quand il fallait, j’avais l’impression de danser avec mon bateau, il m’a emmenée loin". Un enthousiasme communicatif qu’elle a matérialisé en dessinant un large sourire sur son masque. Ses mots suivants furent pour sa coéquipière : "J’espère que Laura aura trouvé que j’ai bien ramé et qu’elle sera fière de ramer à nouveau avec moi".

 

Un retour heureux sur le podium pour le double mixte PR2

Ils avaient une revanche à prendre sur les derniers championnats d’Europe. Perle Bouge et Christophe Lavigne sont un peu mal partis, mais ils sont allés chercher la remontée qui, dans la dernière partie de la course, leur a permis de décrocher la médaille de bronze, la ravissant aux Polonais sur la ligne d’arrivée. "On n’a pas fait le meilleur des départs, commente Perle Bouge, on sait qu’on est dans une catégorie qui est très dense. C’est en passant les 700 mètres que j’ai dit à Chris, là il faut y aller.". Un duo qui renoue à Varèse avec les podiums, de bon augure avant les prochaines échéances de la saison.

 

"On est partis sur ce qu’on sait faire"

Nouvelle coque, nouvel équipage pour le quatre barré mixte PR3. Erika Sauzeau, Antoine Jesel, Rémy Taranto et Margot Boulet et leur barreur Robin Le Barreau sont mieux partis qu’à leur habitude, comme ils l’ont eux-mêmes avoué. So les Britanniques ont survolé cette finale, les Français parviennent néanmoins à s’emparer de l’argent européen. "On est partis sur ce qu’on savait faire, explique Robin Le Barreau, on a fait un bon départ, avec une prise au train spontanée, on savait qu’on était forts dans le 1000 du milieu, on a essayé de lâcher les chevaux sur le dernier 500". L’embarcation a pris un cran depuis Poznan : "On avait tendance à partir sur l’arrière du paquet et passer notre temps à remonter, poursuit le barreau, c’est plus confortable de partir devant". Le travail en stage a été profitable. "Cela a été plus construit, précise Rémy Taranto, on a pu travailler le collectif avec sérénité".

 

"Pas de regrets" pour le quatre de couple poids léger

Il s’en est fallu de peu… Deux centièmes de secondes. Benjamin David, Baptiste Savaete, Victor Marcelot et Ferdinand Ludwig étaient alignés à côté des Italiens, champions d’Europe en titre. Si les locaux étaient en tête dès le début de la course, les tricolores ont réalisé une superbe remontée dans le dernier 500, à la lutte pointe contre pointe pour franchir la ligne d’arrivée. Et c’est à la photo finish que le verdict est tombé, avec seulement deux centièmes d’avance pour la Squadra Azzura, les Français décrochant l’argent européen. "On a fait une belle course, commente Baptiste Savaete, ils nous mettent une bonne longueur dans le premier 1000 mais on s’en doutait. La stratégie était de contrer ça, mais on n’a pas réussi. On les a bien attaqués dans le deuxième 1000, on a tout donné. Il en manquait un peu à la fin, mais on n’a pas de regrets".

 

Autres bateaux tricolores en finales A

Nathalie Benoit était venue à Varèse défendre son titre européen. Mais il fallait compter avec le retour de la Norvégienne championne du monde, qui a profité de cette finale A du skiff PR1 pour le lui récupérer. A la lutte avec l’Ukrainienne dans la dernière partie de la course, la rameuse marseillaise a finalement terminé à la quatrième place. Ce n’est que partie remise, pour une revanche lors des prochaines échéances de la saison.

Thibaud et Guillaume Turlan ont lâché les chevaux d’entrée de jeu. Pas trop le choix quand on est alignés contre les frères Sinkovic, la référence actuelle du deux sans barreur. Une stratégie payante, qui leur a valu d’être dans le trio de tête pendant une partie de la course. Dans la partie finale, les Bleus ont peu à peu décroché et dû céder leur avance à leurs concurrents. La paire tricolore a franchi la ligne d’arrivée à la sixième place, au terme d’une belle course très relevée, et dont l’issue était incertaine même pour les favoris qui ont dû se battre pour parvenir à décrocher l’or.

Hélène Lefebvre et Margaux Bailleul sont parties très fort dans la finale du deux de couple, mais le train d’enfer imposé par les autres embarcations était trop élevé. Les doubles ont craqué tour à tour dans la course à la médaille, les Françaises en première. Au final, les deux tricolores ont tout donné, mais cela n’a pas suffi et elles ont franchi la ligne d’arrivée en sixième position.

 

Les bateaux français en finales B

Le jeune quatre sans barreur féminin de Maya Cornut, Lou-Anne Caniard, Adèle Brosse et Emma Cornelis a réussi à se maintenir à la quatrième place de la finale B, dans une course qui s’est jouée entre l’Ukraine, le Danemark et la Pologne.

Benoît Demey, Benoît Brunet, Thibaut Verhoeven et Dorian Mortelette ont mené la finale B du quatre sans barreur masculin de bout en bout, résistant dans la dernière partie du parcours aux attaques du bateau suisse, et remportent la course avec seulement 7 centièmes d’avance. Malgré la déception de ne pas être entré en finale A, le week-end italien s’achève sur une note positive.

Hugo Beurey et Pierre Houin affrontaient l’Espagne, le Danemark, la Russie et la Grèce dans cette finale B du deux de couple poids léger. Ils ont terminé à la quatrième place de la course.

Violaine Aernoudts, Camille Juillet, Elodie Ravera et Emma Lunatti ont réalisé une course engagée, tentant même d’aller jouer avec les Polonaises qui ont remporté la course. Elles terminent tout de même à la deuxième place de cette finale B du quatre de couple féminin.

Charlélie Rubio, Albéric Cormerais, Bastien Quiqueret et Benjamin Haguenauer ont réussi à reprendre un rang au classement de la finale B en fin de parcours, terminant la course à la cinquième place devant la Norvège.

 

Les médaillés vont maintenant pouvoir savourer leur plaisir, mais toute l’équipe de France va devoir reprendre le travail pour préparer la suite de la saison internationale, notamment la première étape de coupe du monde à Zagreb début mai.

Pour les embarcations qui brigueront une qualification olympique dans un peu plus d’un mois à Lucerne, ces championnats auront donné une vision objective de la concurrence européenne.

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